Dossier clinique
Organiser l’accès d’urgence au dossier patient (bris de glace)
Ce que couvre ce guide
Un soin ne doit jamais être bloqué par un écran de droits. Mais un dossier de santé ne doit pas non plus être ouvert sans trace. Le « bris de glace » concilie les deux : un soignant peut ouvrir un dossier hors de son périmètre en donnant un motif, l’accès est enregistré, le directeur médical est prévenu, et chaque ouverture est revue sous 24 heures. Ce guide s’adresse aux directions médicales et aux responsables de la protection des données. Le modèle d’accès décrit est une proposition qu’un conseil doit confirmer : secret professionnel, loi 09-08 et CNDP. Données synthétiques.
En bref
- Commencez par le périmètre habituel : chacun voit ses patients et ceux dont il partage les soins. Le reste passe par une demande d’accès ou par l’accès d’urgence.
- L’accès d’urgence exige un motif. Il est journalisé, le directeur médical est prévenu à l’ouverture, la revue a lieu sous 24 heures.
- L’accès d’urgence ne donne que ce que le rôle permet déjà ; il ne donne rien en plus.
- Le directeur de la clinique n’ouvre aucun dossier clinique ; les cas cliniques passent par le directeur médical.
- Le patient peut voir qui a ouvert son dossier : rôle, date et motif, sans les noms du personnel, à partir du pilote.
Qui fait quoi
| Étape | Qui décide ou agit | Ce que fait le logiciel |
|---|---|---|
| Définir le périmètre et les rôles | La direction médicale et l’établissement | Applique la matrice d’accès que vous réglez |
| Ouvrir un dossier hors périmètre | Le soignant (médecin de garde, urgentiste…) | Demande un motif, ouvre avec les droits du rôle seulement |
| Être prévenu à l’ouverture | Le directeur médical | Le prévient dès l’ouverture |
| Revoir chaque accès sous 24 h | Le directeur médical, avec un suppléant nommé | Liste les accès, le motif donné, le délai restant |
| Décider d’une suite en cas d’accès non justifié | Le directeur médical, selon la procédure de l’établissement | Enregistre la décision dans le journal ; n’efface rien |
| Examiner les schémas inhabituels | Le responsable informatique et protection des données | Un assistant propose un signal à vérifier ; une personne décide |
L’établissement garde ses rôles cliniques. 1001care fournit le logiciel, ne décide pas qui peut accéder à un dossier et ne prend aucune décision médicale. L’accès d’urgence est toujours journalisé et revu : cette règle ne se désactive pas.
Les étapes
1. Écrire le périmètre habituel, avant l’urgence
Un bris de glace n’a de sens que si le périmètre habituel est clair. 1001care part de la proposition suivante : un médecin libéral voit ses patients et ceux dont il partage la prise en charge ; le directeur de la clinique n’ouvre aucun dossier clinique ; les rôles qui paient ou qui facturent ne voient que les pièces exigées par un payeur. Ces règles sont des réglages d’établissement : les écrans montrent des valeurs d’exemple.
2. Décider ce que voit une personne refusée
Hors périmètre, l’écran Accès refusé n’affiche ni le nom de la patiente ni la bannière : seulement le numéro de dossier, le service, le médecin traitant et le motif du refus. Le contenu n’est pas chargé tant que l’accès n’est pas accordé (Dossier clinique, voir Dossier clinique). Deux choix sont proposés : « Demander l’accès », qui part vers le médecin traitant et reçoit une réponse dans la journée, ou « Accès d’urgence ».
3. Exiger un motif, court
Pour ouvrir en urgence, le soignant donne un motif obligatoire : une phrase ou un choix suffit. Sans motif, le dossier ne s’ouvre pas. L’écran dit clairement ce qui se passe ensuite : « Vous verrez ce que votre rôle permet déjà. L’accès est journalisé et revu sous 24 heures. » Dans la maquette, le rouge n’apparaît que sur cet écran.
4. Limiter l’accès à ce que le rôle permet
Une fois ouvert, le dossier s’affiche avec les droits du rôle seulement, sous une bannière « Accès d’urgence ouvert » : heure, rôle, motif, revue sous 24 h. Un bouton ferme l’accès. Le même mécanisme existe sur le tableau des urgences, quand un patient est hors de la liste du médecin (Urgences). Un patient non identifié se prend en charge sans attendre : l’identité se complète et se fusionne plus tard par deux personnes.
5. Journaliser chaque ouverture
Toute consultation d’un dossier clinique est journalisée. Le Journal d’accès de la console d’administration dit qui a ouvert ou modifié quoi, y compris les lectures par l’API, avec les noms masqués par défaut. Le délégué à la protection des données peut lever le masque ; chaque levée est inscrite au journal.
6. Prévenir le directeur médical
Le directeur médical est prévenu dès l’ouverture : c’est inscrit à l’écran. Désignez aussi un suppléant : une revue que personne ne tient équivaut à une absence de revue.
7. Revoir sous 24 heures
L’écran Revue des accès d’urgence (console d’administration, voir Console d’administration) liste les accès à revoir : date, rôle, numéro de dossier (jamais le nom du patient), motif donné, délai restant. Le directeur médical marque un accès comme « Justifié » ou « À examiner ». Pour un accès non justifié, il saisit une suite obligatoire (par exemple un entretien avec le médecin concerné) ; la décision s’ajoute au journal, rien n’est effacé. La procédure qui suit est celle de l’établissement.
8. Surveiller les schémas inhabituels
Le journal peut faire apparaître une proposition de l’assistant : un schéma à vérifier, par exemple de nombreux dossiers ouverts en peu de temps par le même compte, avec la source indiquée. Ce n’est pas une accusation : une personne examine, et l’assistant ne prend aucune décision.
9. Informer le patient
À partir du pilote, le patient voit dans son application qui a ouvert son dossier : le rôle, la date, le motif, jamais le nom d’une personne (Qui a ouvert mon dossier, voir Application patient).
En vidéo
Clip prévu
Clip G09 · prévu
Ce que le logiciel fait, ce que les personnes décident
Le logiciel, dans 1001care :
- demande un motif et ouvre avec les droits du rôle seulement ;
- journalise chaque ouverture et prévient le directeur médical ;
- liste les accès à revoir et le délai restant ;
- garde les décisions dans le journal sans rien effacer ;
- montre au patient le rôle, la date et le motif.
Les personnes décident :
- qui peut voir quoi dans l’établissement ;
- l’ouverture d’un dossier en urgence, et son motif ;
- la revue de chaque accès, par le directeur médical ;
- la suite donnée à un accès non justifié ;
- l’examen d’un schéma signalé.
Ce qui se règle avec votre établissement
Les écrans montrent des réglages d’exemple ; chaque établissement fixe les siens :
- la matrice d’accès par rôle (les écrans montrent des valeurs d’exemple) ;
- le délai de revue (24 h dans 1001care) et le suppléant du directeur médical ;
- les motifs proposés à l’ouverture ;
- qui peut lever le masque des noms dans le journal ;
- la suite donnée à un accès non justifié.
Fixe pour toutes les cliniques : l’accès d’urgence est toujours journalisé et revu.
Questions posées à un conseil :
- Le modèle d’accès respecte-t-il le secret professionnel et la loi 09-08 ?
- Un délai de revue de 24 heures est-il suffisant, et combien de temps conserver le journal ?
- Quelle information donner aux patients sur les accès à leur dossier, et à quel moment ?
Questions fréquentes
Qui peut avoir accès au dossier patient ?
Cela dépend des rôles que l’établissement fixe. Dans 1001care, un médecin libéral voit ses patients et ceux dont il partage la prise en charge ; une infirmière voit les patients de son unité pour la durée de sa garde ; les admissions et la facturation voient seulement les pièces exigées par le payeur ; le directeur de la clinique n’ouvre aucun dossier clinique. Le reste passe par une demande d’accès ou par l’accès d’urgence.
Source : écran « EMR · Dossier longitudinal » (états Accès refusé, Vue admissions) de 1001care (maquette, données synthétiques).
Est-ce que tous les médecins ont accès au dossier médical ?
Pas dans 1001care. Un médecin qui n’est pas celui du patient voit d’abord « Accès refusé », sans nom ni bandeau, avec deux sorties : demander l’accès au médecin traitant, ou ouvrir un accès d’urgence avec un motif. L’accès d’urgence n’ajoute aucun droit : le dossier s’ouvre avec ceux du rôle.
Source : écran « EMR · Dossier longitudinal » (états Accès refusé, Motif d’urgence, Accès d’urgence ouvert) de 1001care (maquette, données synthétiques).
Comment consulter le dossier médical d’un patient ?
Pour un professionnel de l’établissement : en ouvrant le dossier depuis son périmètre, avec son propre compte. Hors périmètre, il demande l’accès ou, si le soin ne peut pas attendre, ouvre un accès d’urgence en donnant un motif. Dans les deux cas, l’ouverture est inscrite au journal d’accès. Voir journal d’accès.
Source : écrans « EMR · Dossier longitudinal » et « Journal d’accès » de la console d’administration de 1001care (maquette, données synthétiques).
Qui a accès à mon dossier médical ?
Posée par un patient, la question se traite côté établissement : ce sont les professionnels dont le rôle le permet, plus les accès d’urgence, tous enregistrés. Dans 1001care, le patient voit dans son application qui a ouvert son dossier : le rôle, la date et le motif, jamais le nom (à partir du pilote). Les proches ne voient que ce que le patient choisit.
Source : écran « Qui a ouvert mon dossier » de l’application patient de 1001care (Pilote, maquette, données synthétiques).
Est-ce que j’ai le droit d’accéder à mon dossier médical ?
La loi 09-08 reconnaît à la personne concernée un droit d’accès aux données personnelles qui la concernent (gratuit, sans délais, à intervalles raisonnables), et le décret d’application en précise les modalités. Ce que ce droit couvre exactement pour un dossier médical, et la manière de traiter une demande de copie, sont des questions à poser à un conseil (voir Loi 09-08 et données de santé). Dans 1001care, sur demande écrite de la patiente, la secrétaire médicale prépare la copie et le médecin la remet ; la remise est inscrite au journal (Pilote).
Source : loi n° 09-08, art. 7 (dahir n° 1-09-15 du 18 février 2009, BO n° 5714 du 5 mars 2009) et décret n° 2-09-165 du 21 mai 2009, arts 35 à 45 (BO n° 5744 du 18 juin 2009) — https://www.cndp.ma/wp-content/uploads/2023/11/Loi-09-08-Fr.pdf ; texte du décret sur le site de la DGSSI (dgssi.gov.ma, textes législatifs), consulté le 20 oct. 2026. Écran « EMR · Partage et export » (Pilote), maquette, données synthétiques.
Le bris de glace donne-t-il accès à tout le dossier, et peut-on désactiver la revue ?
Non, et non. L’accès s’ouvre avec les droits du rôle seulement, rien n’est ajouté par l’urgence. L’accès d’urgence est toujours journalisé et revu : c’est fixe pour toutes les cliniques. Si le motif est un prétexte, le directeur médical marque l’accès comme non justifié et saisit une suite selon la procédure de l’établissement ; la décision est inscrite au journal.
Source : écran « Revue des accès d’urgence » de la console d’administration de 1001care (maquette, données synthétiques).
Voir la démonstration
- Dossier clinique : accès refusé, motif d’urgence, accès ouvert.
- Urgences : accès d’urgence depuis le tableau des urgences.
- Console d’administration : revue des accès d’urgence, journal d’accès.
- Application patient : qui a ouvert mon dossier.
- Termes : bris de glace · journal d’accès
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Qui peut ouvrir vos dossiers, et qui le sait ?
Montrons l’ouverture d’un dossier en urgence, puis sa revue, sur un cas fictif, et parlons de votre procédure.
- 20 à 30 minutes
- En visio ou sur place
- Avec l’équipe 1001care